Note de Production
Dès le début, Rand Ravich savait que l’habillage du film devait être complexe, violent, choquant, comme les événements qui s’abattent sur Spencer et Jillian. Il a travaillé étroitement avec le directeur de la photo Allen Daviau pour régler avec précision la vision de peur viscérale du film. Allen Daviau a opté pour un effet de tapisserie décon- certant : de la froide aliénation de l’espace à la chaleur aveuglante de la Floride et à la frénésie floue et impersonnelle de Manhattan.

Charlize Theron : «Allen Daviau est un génie, et je n’emploie pas ce mot à la légère. Il est le genre de type qui peut créer des cauchemars, qui vit en fait un cauchemar si quelque chose n’est pas éclairé de façon absolument parfaite. Ça fait ressortir le meilleur des individus lorsque vous avez quelqu’un d’aussi passionné par ce qu’il fait.»
Le décor, confié à Jan Roelf, était un autre élément essentiel pour obtenir cette ambiance glaciale. Il a obtenu une réalité contemporaine qui est juste à peine plus déconcertante et plus sombre que celle dans laquelle nous vivons. Il soulève visuellement les mêmes questions sur la réalité que Jillian se pose d’un point de vue émotionnel.

Andrew Lazar : «Jan Roelf sait comment rendre l’ordinaire spectaculaire. Ses décors sont uniques. Il donne une atmosphère un peu étrange au cœur du quartier général de la Nasa, à l’hôpital et à tous les endroits dans lesquels se rend Jillian, mais sans en faire des lieux totalement étrangers de façon trop évidente.».